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Catégorie numéro 1

n°1_Trois figures pour trois enseignements

Voici la traduction en français de l'article p5 "Tri den meur, teir c'hentel" du numéro 1 :


Le Parti Breton se présente volontiers comme un parti nationaliste. Mais qui sont donc les exemples politiques qui nourrissent son activisme ? Les nationalistes et les indépendantistes qui étaient de vrais humanistes dans leur combat politique ne manquent pas. Tentons d'en tirer quelques leçons.

Au mois de mai 2008 est mort un grand homme : Aimé Césaire. L'homme politique anti-colonialiste, également poète de la négritude, combattit la France du "Régime de l'Etat Français"* jusqu'à la présidence de Sarkozy. Il résista jusqu'à la fin contre la francisation de son pays, contre le racisme et le colonialisme, pour son identité. Une de ses qualités était le réalisme : il utilisa les institutions françaises qui existaient chez lui : mairie, département, région, députation… Il lutta pour que la Martinique devienne un département, contre beaucoup d'autres indépendantistes qui ne comprirent pas le but : moderniser et développer le pays. On dit parfois qu'il n'a pas toujours mené jusqu'au bout ses combats politiques. C'est possible, mais il reste bien un exemple exceptionnel.

Nelson Rolihlahla Mandela est né en 1918 en Afrique du Sud. Il a lutté pendant 40 ans contre le régime de l'apartheid. Cet avocat fut emprisonné par l'état entre 1962 et 1990. Il travailla avec le président Frederik de Klerk pour mettre un terme à l'apartheid. Il reçut le Prix Nobel de la Paix en 1993. Pendant sa présidence entre 1994 et 1999 fut créée la commission "Vérité et réconciliation". Il redonna une légitimité internationale à l'Afrique du Sud tout en montrant la voie de la réconciliation, en refusant la vengeance.

Un leader politique très médiatisé était à Plouray et Nantes en août 2008 : le Dalai Lama (il ne sera pas question ici du leader religieux). Il fonda le gouvernement tibétain en exil en 1960. Jusqu'en 1973, il lutta pour l'indépendance de son pays par rapport à la Chine, tout en refusant la violence. Il choisit ensuite de lutter pour obtenir l'autonomie du « Tibet historique ». En 1987, il proposa à la Chine un plan pour la paix. En 1989, il obtint le Prix Nobel de la Paix**. Depuis 2008 il semble revenir à l'indépendantisme. L'homme a de l'initiative. Il multiplie les démarches envers les institutions internationales.  En 2007, il a demandé à la Suisse d'organiser une rencontre entre les Tibétains et le gouvernement chinois. Il n'arrête pas de voyager à travers le monde, expliquant son combat, mettant en avant son pacifisme et sa bonne volonté, ou parlant simplement du Tibet et des Tibétains. Avec son peuple, il est arrivé à rendre son combat populaire dans le monde.

Loin de l'esprit provincial qui attend tout de la part de Paris, nous devons nous aussi prendre l'ascendant sur les choses. Avec ce but toujours clair : devenir membre de l'Union Européenne comme les autres pays. C'est de vrais pouvoirs dont il est question, pas de miettes !

·         * nom officiel du « Régime de Vichy ».

·         ** « pour son combat non-violent pour parvenir à l'autodétermination de son pays, le Tibet. » (termes officiels).


Posté le 18/01/2009 | 71 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article

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